Poster

A Cure for Life

📅 2017 ⏱️ 146 min ⭐ 6.4
Horreur Mystère Science-Fiction

Lockhart, jeune cadre ambitieux, est lancé sur la trace de son patron disparu dans un mystérieux centre de bien-être en Suisse. Pris au piège de l’Institut et de son énigmatique corps médical, il découvre peu à peu la sinistre nature des soins proposés aux patients. Alors qu’on lui diagnostique le même mal qui habite l’ensemble des pensionnaires, Lockhart n’a plus d’autres choix que de se soumettre à l’étrange traitement délivré par le centre… la Cure.

Disponible sur :

Informations

Budget
$40,000,000
Revenus
$26,620,002
Statut
Released

Casting

Dane DeHaan
Lockhart
Jason Isaacs
Volmer
Mia Goth
Hannah
Harry Groener
Pembroke
Celia Imrie
Victoria Watkins
Adrian Schiller
Deputy Director
Ivo Nandi
Enrico
Tomas Norström
Frank Hill
Ashok Mandanna
Ron Nair
Lisa Banes
Hollis

Avis

"Le Tigre Blanc"

**A Cure for Life** est un cauchemar élégant et hypnotique qui distille lentement son malaise jusqu’à enfermer le spectateur dans une spirale aussi fascinante que dérangeante, en suivant _Lockhart_, un jeune cadre ambitieux incarné par **Dane DeHaan**, envoyé dans un centre de bien-être isolé dans les Alpes pour récupérer le PDG de son entreprise, avant de découvrir que ce lieu cache des secrets bien plus sombres qu’il n’y paraît, le film installant progressivement une atmosphère étrange où le doute s’immisce à chaque instant, la mise en scène de **Gore Verbinski** étant l’un de ses plus grands atouts, avec une maîtrise visuelle impressionnante qui joue sur les symétries, les couleurs froides et les décors oppressants pour créer un univers à la fois magnifique et inquiétant, le scénario prend le temps de poser ses bases, quitte à paraître parfois trop étiré, mais cette lenteur participe à l’installation d’un malaise constant, même si certains pourront décrocher face à ce rythme contemplatif, le film explorant des thèmes comme l’obsession de la pureté, la manipulation et la décadence, avec une narration volontairement ambiguë qui entretient le mystère jusqu’au bout, le jeu des acteurs est solide, **Dane DeHaan** incarnant parfaitement la descente progressive dans la paranoïa, tandis que **Jason Isaacs** apporte une présence troublante et charismatique dans un rôle énigmatique, la musique et le design sonore amplifient cette sensation d’inconfort permanent, et les visuels, somptueux, participent à rendre chaque plan presque hypnotique, le ressenti est celui d’une expérience sensorielle forte, à la fois dérangeante et captivante, qui prend le risque de s’éloigner des standards pour proposer quelque chose de plus singulier, même si son excès et sa longueur peuvent diviser, au final, c’est une œuvre audacieuse et visuellement marquante, qui séduira ceux qui aiment les ambiances lourdes et les récits psychologiques atypiques, quitte à perdre en accessibilité ce qu’elle gagne en identité.